Allergie : comment la soigner ? Comment la prévenir ?

Sandrine Nail-Billaud, Docteur en pharmacie

Sept ans : c’est le délai moyen qui s’écoule entre l’apparition des symptômes d’allergie et la première consultation médicale, délai très long pendant lequel la maladie peut évoluer et s’aggraver en l’absence de prise en charge. Alors les allergies, comment agir, comment les prévenir ?

Allergies : comment agir, comment prévenir ?

Sommaire

 

L'allergie : qu'est-ce que c'est ?

L’allergie, appelée aussi hypersensibilité est une réaction anormale du système immunitaire contre des éléments étrangers à l’organisme que l’on appelle les allergènes et qui sont normalement inoffensifs. Il faut savoir que l’allergie est la 4ème maladie dans le monde après les cancers, les pathologies cardiovasculaires et le SIDA. Si l’allergie est surtout fréquente chez l’enfant et l’adulte jeune, toutes les tranches d’âge peuvent être concernées avec des variations dans les âges selon les pays. Au cours des 20-30 dernières années, les maladies allergiques ont considérablement augmentées dans les pays industrialisés puisque 1 personne sur 5 (20% des individus) est allergique.

Manifestations de l'allergie

L’allergie c’est le résultat d’une réaction inadaptée de l’organisme après un contact avec des substances rencontrées dans la vie quotidienne.

L’allergie peut se manifester dans différentes régions du corps : sur la peau, au niveau des yeux, dans le système digestif ou encore dans les voies respiratoires. Les manifestations allergiques peuvent varier d’un individu à l’autre et les principaux types de manifestations allergiques sont :

  • Rhinite allergique et asthme dus à des allergies respiratoires.
  • Dermatite atopique, urticaire dus à des allergies cutanées.
  • Conjonctivites allergiques dus à des allergies oculaires .
  • Œdèmes avec gonflement le plus sovent localisé sur le visage (lèvres, paupières mais pouvant toucher les muqueuses de la gorge (œdème de Quincke) du à des allergies alimentaires. Ces allergies qui ont doublé en 5 ans puisque aujourd’hui environ 6% des enfants d’âge scolaire sont concernés par un problème d’allergie alimentaire. Ces allergies peuvent être œdémateuses avec un gonflement le plus souvent localisé sur le visage.
  • - Les chocs anaphylactiques qui peuvent être mortels : c’est une réaction allergique généralisée grave.

 

Parmi ces différents types d’allergies une classification est faite en 2 catégories : l'allergie immédiate et l'allergie retardée.

L’allergie immédiate se développe s’il existe une prédisposition génétique. On parle alors de terrain atopique et cette allergie immédiate peut prendre différentes formes parmi les 5 types d’allergie cités. Ces allergies immédiates fonctionnent cependant en 2 temps :

  • - La première phase est la phase d’exposition ou phase de sensibilisation. Pendant cette phase d’exposition à un allergène, l’organisme produit des anticorps particuliers appelés immunoglobulines E : IgE qui reconnaissent cet allergène. Ces dernières, une fois produites, vont se fixer sur des cellules particulière situées au niveau des muqueuses de l’organisme et ces cellules sont appelées les mastocytes. Cette période de sensibilisation ne s'accompagne d'aucun symptôme et sa durée est variable puisque ces IgE peuvent rester très longtemps accrochées aux mastocytes.
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  • - La deuxième phase est la phase de réaction car lors d’un nouveau contact avec le même allergène, celui-ci va croiser le chemin des mastocytes qui ont les IgE qui reconnaissent cet allergène à leur surface et va alors stimuler ces cellules qui vont littéralement explosées en déversant alors dans l’organisme des composés à action irritante et inflammatoire.

 

On parle de  prédisposition génétique puisque les personnes ayant la capacité  à fabriquer ces anticorps de type IgE développeront alors plus facilement une allergie. Pour autant, les IgE existent chez chacun d’entre nous et circulent dans notre organisme mais leur but est de lutter contre des parasites qui pourraient nous envahir. Ainsi, il s’agit bien d’un dérèglement du système immunitaire puisque ces IgE sont alors produites chez l’allergique contre des substances courantes et pas seulement contre des parasites.

L’allergie retardée peut toucher tout le monde sans prédisposition génétique. Elle cible principalement la peau sur laquelle un eczéma apparait au contact de l’allergèneresponsable.

L'eczéma de contact dans les allergies retardées est un phénomène bien à part se traduisant par une réaction allergique au niveau de la peau. Il survient même en l'absence de terrain génétique favorisant l'allergie. Il peut apparaître lorsque la peau entre en contact avec une substance étrangère : l’allergène, comme le nickel des bijoux fantaisie, le paraphénylène diamine, composant de certaines teintures capillaires, les conservateurs, les parfums, le baume du Pérou, des médicaments en application locale, etc...  

Les symptômes apparaissent au minimum 48 heures après le contact avec l'allergène. Ils se traduisent par des rougeurs, des démangeaisons associées à une sécheresse cutanée et quelques fois des petites cloques.

Dans les allergies de contact, le mécanisme est différent puisqu’il n'y a pas de production d'anticorps de type IgE.

Qu’appelle ton atopie ?

L’atopie est une prédisposition héréditaire aux allergies. En effet une même personne peut souffrir de plusieurs formes d’allergies (asthme, rhinite, eczéma…) et ce pour des raisons que l’on ignore encore. Ainsi chez des enfants atteint d’eczéma atopique environ 40 à 60 % d’entre eux souffriront ensuite d’allergies respiratoires et 10 à 20 % feront de l’asthme.

 

Un allergène : qu’est-ce que c’est ?

Pour qu’une réaction allergique se produise, deux conditions sont nécessairement présentes : l’organisme doit être sensible à une substance appelée allergène et produire alors les IgE contre cette substance et cette substance doit se trouver dans l’environnement de la personne.

 

  • - Les pneumallergènes : ce sont des allergènes qui peuvent être aériens, respirés et inhalés.
  • - Les acariens et leurs déjections: ils constituent 90% de la poussière de la maison. Ils sont microscopiques et aiment la chaleur et l’humidité.
  • - Les pollens dont les saisons d’apparition varient en fonction de la floraison des végétaux responsables et de leur répartition géographique. Ces pollens sont transportés par le vent et la pollution atmosphérique en augmente leur agressivité.
  • - Les squames d’animaux domestiques : ils possèdent des protéines allergisantes dans leur glandes sébacées (poils : chien et chat), ou dans leurs urines (rongeurs)
  • - Les moisissures plutôt retrouvée s dans les atmosphères humides dans les salles de bains ou cuisines.
  • - Les blattes qui sont logées dans les fissures de murs plutôt derrière des appareils électroménagers ont des protéines allergisantes qu’elles larguent dans l’atmosphère.
  • - Les déjections d’oiseaux (pigeons surtout), les particules de latex sont autant de molécules pouvant être allergisantes.

 

Attention aux polluant ménagers : Tabac, produits d’entretien, dioxyde d’azote des chaudières qui ne sont pas des allergènes, fragilisent énormément l’organisme et font alors le lit de l’allergie avec en première place le tabac car outre son pouvoir irritant, la fumée aggrave les réactions allergiques.

- Les trophallergènes : ce sont des allergènes qui sont avalés : allergènes alimentaires.

 

  • - Le lait : l’allergie peut se faire aux protéines de lait de vache ce qui est à ne pas confondre avec une intolérance au lactose due à une déficience enzymatique pour digérer ce composant.
  • - L’œuf.
  • - Les arachides.
  • - Les fruits à coques (noix, noisettes, amandes…).
  • - Le blé (intolérance au gluten, maladie cœliaque).
  • - Les poissons et crustacés.
  • - Les sulfites qui sont des agents de conservation dans des conserves.

 

Chez l’enfant, les trois principales allergies alimentaires retrouvées sont : l'allergie  au lait de vache, aux œufs et à l’arachide.

Chez l’adulte on peut aussi rencontrer des allergies alimentaires liées à la consommation de certains fruits (pomme, poire, prune, pêche, abricot, fraise) de condiments, d’épices, de fruits exotiques et à la farine de blé (gluten).Les allergies croisées sont alors fréquentes avec les pollens par exemple.

Les médicaments sont également pour certains des allergènes très importants et notamment en première ligne les antibiotiques (pénicilline, céphalosporine…) puis l’aspirine ou encore les antis inflammatoires non stéroïdiens.

Les venins d’hyménoptères (guêpe, abeille, frelon, bourdon) : ces charmantes petites bêtes qui nous piquent peuvent se révéler très dangereuses avec des allergènes puissants présents dans leur venin qui peuvent provoquer des symptômes allant d’un simple gonflement, irritation jusqu’à un choc anaphylactique grave.

Allergie : y-a-t-il des facteurs de risques ?

Il existe effectivement des personnes à risque d’allergies : ce sont les enfants dont au moins un parent, un frère ou une sœur souffre d’allergies à cause du terrain héréditaire de l’atopie. Parmi les facteurs de risque l’exposition de la femme enceinte au tabagisme et l’exposition à la fumée durant la petite enfance rendent les enfants plus à risque de développer des pathologies allergiques respiratoires.

La pollution de l’air est un facteur de risque mais c’est aussi un facteur aggravant puisque cela provoque des exacerbations aigues d’asthme et aggrave la rhinite allergique.

D’autre part, les changements climatiques ont eu aussi pour effet d’augmenter la production de pollens par les plantes dans certaines régions du monde.

L’excès d’hygiène !! Et oui car si les progrès de l’hygiène depuis un siècle ont apporté beaucoup de bénéfices à la santé et ne sont pas étrangers à l’augmentation de l’espérance de vie, les chercheurs se demandent si un excès d’hygiène peut présenter des inconvénients !

Ainsi, il semble que les patients qui ne subissent pas d’infections dans la petite enfance sont plus sensibles que les autres à l’asthme et à l’allergie. D’où viendrait cette différence ? Une étude sur des enfants autrichiens élevés dans des fermes en contact avec énormément de substances diverses et variées, dans un milieu propre mais non aseptisé, a montré que ces petits autrichiens ne développaient pas de maladies allergiques. Il se peut donc que la stimulation précoce du système immunitaire par certaines bactéries joue un rôle de prévention des maladies allergiques. De la même manière la présence de chien et de chat au domicile d’un nouveau-né est maintenant encouragée car les enfants exposés à des animaux pendant la première année de leur vie seraient moins à risque.

 

L’allergie : quels sont les symptômes ?

 

Les allergies aériennes

 

Les symptômes des allergies aériennes se manifestent par :

  • - Des crises d'éternuements et le nez qui coule « clair » ou qui se bouche régulièrement, des démangeaisons peuvent être ressenties au niveau des narines. C'est alors le signe d'une rhinite allergique, la plus connue étant le « rhume des foins ». Celui-ci est appelé ainsi car il est du principalement et historiquement  aux pollens de graminées. Il survient chaque année, dès le début de floraison des végétaux incriminés.
  • - Les deux yeux qui rougissent, picotent, larmoient entrainant alors des difficultés à supporter la lumière. Attention les lentilles de contact peuvent aggraver ces symptômes.
  • - Une gêne respiratoire, un essoufflement accompagné de sifflements pulmonaires associés ou non à une toux sèche. C’est le signe d’une crise d’asthme.

 

Allergies alimentaires et médicamenteuses

Les symptômes des allergies alimentaires et médicamenteuses ont des manifestations variées mais le délai d’apparition est le même pour la population enfant et adulte : il est rapide de quelques minutes à moins de 2 heures après l’ingestion de l’aliment incriminé.

Les allergies alimentaires chez l'enfant

Chez l'enfant, les symptômes des allergies alimentaires sont variés et peuvent se manifester sous la forme :

  • - D’une rhinite et/ou d’un asthme
  • - De poussées d’eczéma atopique et c’est le signe majeur retrouvé chez 80% des enfants allergiques avant l’âge de 15 ans pour une allergie d’origine alimentaire. Ces poussées d’eczéma se manifestent par une peau sèche, rouge et des démangeaisons pouvant devenir chroniques.
  • Si l'un des deux parents a un eczéma atopique, le risque pour l'enfant d'en avoir aussi est de 30 % environ.
  • Si les deux parents ont un eczéma, le risque pour l'enfant est de 50 à 70 %.
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  • - D’une urticaire localisée ou généralisée (associée parfois ou non à un œdème).
  • - De trouble digestifs importants : diarrhées chroniques notamment, vomissements, reflux gastro œsophagien, douleurs abdominales, coliques et pleurs de l’enfant.
  • - D’un choc anaphylactique très rarement.

 

Les allergies alimentaires chez l'adulte 

Chez l'adulte, les symptômes des allergies alimentaires sont variés mais ils sont surtout  plus importants que chez l'enfant et peuvent se manifester sous la forme :

  • - D’un syndrome oral qui se caractérise par des démangeaisons au niveau du palais, de la gorge et d'un gonflement des lèvres pouvant conduire à un œdème de Quincke.  Ce syndrome oral peut apparaitre notamment après la consommation de certains fruits crus.
  • - D’un choc anaphylactique induit par un effort qui se produit lors de la consommation d’aliments allergisants (souvent farine de blé, épices) suivie d’une activité physique ou sportive.

 

Allergies au venin d’insectes 

Les hyménoptères sont des insectes qui comprennent principalement les abeilles, les bourdons, les guêpes, et les frelons qui piquent pour se défendre. Seules les femelles de ces insectes sont capables de piquer.

Les symptômes d’allergie aux hyménoptères se manifeste par :

  • - Une réaction locale bénigne chez le sujet non allergique c’est-à-dire qu’une piqure déclenche en quelques minutes une réaction inflammatoire locale parfois douloureuse et qui peut persister quelques heures voire quelques jours puis disparaitre.
  • - Une réaction plus importante dite locorégionale lorsque la taille de la piqure dépasse 10 cm de diamètre. Cette réaction peut s’étendre à tout un membre même chez un sujet non allergique mais qui présente une sensibilité cutanée particulière : à  ce stade, on ne parle alors pas de caractère de gravité.
  • - Une réaction générale modérée dont la plus fréquente des manifestations est l’urticaire avec une éruption de plaques rouges sur tout le corps qui démangent. A ce stade le patient est considéré comme allergique vrai au venin.

 

Une réaction généralisée sévère avec :

  • - un gonflement au niveau du larynx entrainant une gêne respiratoire (œdème de Quincke)
  • - une gêne respiratoire sifflante évocatrice d’asthme
  • - des douleurs digestives avec nausées vomissement et diarrhées dans un délai de temps très court (30 minutes maximum après la piqure)
  • - malaise avec éventuellement perte de connaissance et choc anaphylactique.

 

ATTENTION : le choc anaphylactique est la plus dangereuse et la plus sévère des allergies car le choc anaphylactique peut toucher le système :

  • - Cardiovasculaire : troubles du rythme cardiaque.
  • - Respiratoire : crise d’asthme.
  • - Digestif.
  • - Cutanéomuqueux avec urticaire et œdèmes.

 

En l'absence d'un traitement d'urgence adapté (injection d'adrénaline en intramusculaire) et d'une hospitalisation, le choc anaphylactique comporte un risque vital. Les personnes à risque (celles qui ont été confrontées à un précédent choc moins grave) sont, en général, bien renseignées sur leur maladie. Elles savent comment agir quand les premiers symptômes apparaissent et disposent du traitement adapté avec elles dans toutes les situations.

 

Comment diagnostiquer une allergie ?

Le diagnostic d’une allergie peut se comparer à une véritable enquête policière pour déterminer l’allergène incriminé. Seul un allergologue peut effectuer un diagnostic précis et ce diagnostic est basé sur un interrogatoire très poussé et clinique, complété par des tests cutanés et si nécessaire des dosages sanguins.

- 1ère étape : un interrogatoire « policier » qui permet de rechercher :

  • - Les antécédents familiaux d’allergies alimentaires.
  • - Les antécédents personnels d’allergie qu’elle soit alimentaire ou non.
  • - Les conditions de survenue (ou, quand comment, au bout de combien de temps sont apparus les symptômes et quels étaient-ils ?)

 

  • - 2ème étape : enquête alimentaire et environnementale du patient : vue d’ensemble des aliments ingérés au cours d’une semaine et des milieux fréquentés, des conditions de vie pour les allergies aériennes.
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  • - 3ème étape : les tests cutanés d’allergies : Prick Test, Patch Test
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  • - 4ème étape : les dosages sanguins pour la recherche et le dosage des IgE
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  • - 5ème étape si besoin : les tests de provocation aux allergènes tel que le test de provocation orale qui permet de dire pour les allergies alimentaires si c’est une simple sensibilisation ou une authentique réaction allergique.

 

Comment prévenir une allergie ?

Actuellement, la seule mesure préventive reconnue et qui fait consensus consiste à éviter le tabac et surtout pour les jeunes enfants le tabagisme passif qui consiste à respirer les fumées secondaires. En effet, la fumée de tabac créerait un terrain propice à diverses formes d’allergies. A côté de cette mesure consensuelle, de nombreuses autres pistes de prévention existent ouf !!

Prévenir les allergies de type alimentaires 

 

  • - L’allaitement maternel est à proposer de manière systématique et le plus longtemps possible, en effet aucune allergie au lait maternel n’a été diagnostiquée à ce jour.
  • - Il est conseillé de retarder l’introduction des aliments solides dans la nourriture des bébés comme par exemple les céréales pour les bébés avant 6 mois.
  • - De la même manière, les dernières recommandations tendent à proposer de retarder l’introduction des aliments très allergisants le plus tard possible dans la diversification alimentaire des bébés.
  • - Enfin, en cas d’allergie alimentaire diagnostiquée et pour prévenir les risques de récidives, la prévention repose sur le suivi très strict des régimes alimentaires préconisés par l’allergologue.
  • - Bien étudier l’étiquetage des aliments industriels et penser à se rapprocher des associations spécialistes des allergies et reconnues au niveau national.

 

Prévenir les allergies de type alimentaires 

La prévention des allergies de type aériennes  a pour objectif  la diminution du contact avec les allergènes respirés : les pneumallergènes.

  • - Diminuez la température de votre intérieur (moins de 20°C).
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  • - Diminuez l’humidité ambiante à moins de 70-80% de taux hygrométrique : ceci pour éviter le développement des acariens et limiter la formation de moisissures.
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  • - Choisir des accessoires de literies lavables facilement, en matière synthétique, sans plumes ni laine.
  • - Le sol et les matelas doivent être aspirés au moins 2 fois par mois.
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  • - Evitez les moquettes et les tapis décoratifs épais ou en laine et préférez un revêtement dur lavable (sols plastiques, sols synthétiques, parquets vitrifiés, carrelages).
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  • - Surveillez les infiltrations d’eau qui mélangées à la chaleur et l’humidité ambiante favorisent les moisissures.
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  • - Pour les animaux, il est possible de leur passer un gant humide tous les jours sur les poils pour les laver et surtout leur interdire les accès aux chambres.
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  • - Pour les enfants, limitez au maximum les sources potentielles d’acariens comme les peluches.
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  • - Pour les blattes et/ou les cafards qui sont souvent difficiles à éradiquer, l’utilisation de pièges à blattes/cafards se révèle très efficace. Il existe sinon des sociétés spécialisées pour éliminer tous ces insectes.
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  • - Pour les allergies aux pollens, portez des lunettes, lavez-vous les cheveux tous les jours et suivez l’actualité pollénique sur le site du Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA).
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  • - Pour la gestion des habitats pour les allergiques, il est possible de faire appel à un Conseiller Médical en Environnement Intérieur (CMEI) formé spécifiquement pour la prévention dans les habitations des allergiques. Ce CMEI intervient sur demande des médecins (généralistes, allergologues, pneumologues, pédiatres…). La visite est gratuite lorsque le CMEI est rattaché à une structure publique (hôpitaux, CHU, réseaux d’éducation, ARS, service d’hygiène des villes) ou peut être payante quand l’activité est exercée de manière libérale.

 

Prévenir les allergies de type aériennes

La prévention des allergies de type aériennes  a pour objectif : la diminution des facteurs de pollution intérieure et extérieure permettant d’éviter de majorer l’action des allergènes :

  • - Aérez vos pièces tous les jours et par tous les temps.
  • - Supprimez le tabagisme actif et passif.
  • - Evitez d’utiliser des produits ménagers irritants pour les voies respiratoires, limitez l’utilisation de parfum de synthèse pour l’intérieur.
  • - Lors des sorties en vélo ou même à pied, favorisez les axes routiers les moins fréquentés pour ne pas être en contact permanent avec des particules polluantes.

 

Allergies : comment les traiter?

La première étape du traitement contre les allergies consiste à identifier l’allergène (par exemple, le pollen, les animaux, la moisissure, les acariens ou certains aliments) et à l’éviter si possible. Selon le type d’allergie, le médecin proposera divers médicaments qui vont atténuer ou stabiliser les symptômes et améliorer la qualité de vie.

On trouve les médicaments contre les allergies sous forme de pilules, de liquides, de vaporisateurs nasaux, de gouttes pour les yeux et de crèmes topiques. Certains s’obtiennent en vente libre, d’autres sur ordonnance.

En cas d’allergie alimentaire, le seul traitement possible consiste à cesser de consommer l’aliment pour le restant de sa vie. Les personnes ayant une forte allergie alimentaire, généralement aux noix, aux arachides, au poisson ou aux crustacés, pouvant causer un choc anaphylactique sont appelées à garder à portée de la main un auto-injecteur d’adrénaline qui ralentit la réaction allergique, le temps d’obtenir les soins médicaux. Notons que les allergies au latex, à certains médicaments et aux piqûres d’insectes peuvent aussi causer un choc anaphylactique.

 

 

 

Médicaments traditionnels contre l'allergie

Parmi les traitements antiallergiques on trouve :

  • - Les antihistaminiques qui empêchent les cellules de recevoir l’histamine libérée par les mastocytes et donc soulagent les symptômes allergiques. La plupart s’obtiennent en vente libre lorsqu’ils sont conditionnés en petite quantité. Dans tous les cas, il faut consulter son médecin avant de prendre soi-même ces antis histaminiques. Certains de ces médicaments peuvent provoquer de la somnolence. Informez-vous auprès de votre pharmacien.
  • - Des décongestionnants et notamment pour décongestionner le nez et les sinus.
  • - Les antis leucotriènes sont des médicaments obtenus sur ordonnance et qui sont des bloqueurs des molécules comme les prostaglandines qui sont libérées lors de la dégranulation du mastocyte et qui provoque une très forte réaction inflammatoire locale et générale. Ils sont obtenus sur ordonnance uniquement.
  • - Les corticoïdes ou corticostéroïdes sont obtenus sur ordonnance et sont réservés aux problèmes d’allergies plus graves. Ils sont utilisés en prévention et en traitement de l’inflammation allergique.
  • - Des stabilisateurs de membrane appelés les cromones (cromoglicate de sodium et nédocromil notamment) : ils agissent comme des stabilisateurs des membranes des mastocytes empêchant alors leur dégranulation et le déversement dans la circulation de médiateurs de la réaction allergique.
  • - Les probiotiques sont quelques fois conseillés car en protégeant la flore intestinale, ils stimulent le système immunitaire et ont une action positive sur la prévention de l’eczéma atopique.
  • - En voie cutanée, les dermocorticoïdes sont très efficaces dans le traitement de la dermatite ou encore l’eczéma atopique. Certains sont disponibles sans ordonnance et notamment les dermocorticoïdes de classe IV à action modérée.
  • Attention ces dermocorticoïdes peuvent provoquer comme effets indésirables des infections cutanées, un amincissement de la peau, des vergetures, un excès de poils ou encore un retard de cicatrisation.
  • - Des douches nasales peuvent être conseillées car cette pratique contribue au soulagement de la congestion du nez et des sinus. Ces douches consistent à utiliser une solution saline commerciale ou « faite maison » (une demi cuillère à café de sel dans 500 ml d’eau tiède) et le liquide est introduit dans la narine à l’aide d’une poire vendue en pharmacie.
  • - Des sprays protecteurs de la muqueuse nasale qui font barrière aux allergènes et des crèmes barrières peuvent également être proposées pour prévenir les allergies de contact.

 

 

 

Traitements de désensibilisation

La désensibilisation n’est pas possible pour les allergies alimentaires. Le traitement de désensibilisation est principalement employé en cas d’allergie grave au venin d’insectes et de rhinite allergique, lorsque les médicaments sont insuffisants pour la soulager ou que les effets indésirables des médicaments sont mal tolérés.

Il consiste à administrer des doses répétées et croissantes de l’allergène, sur une période de trois à cinq ans. Le traitement de désensibilisation permet d’habituer l’organisme à la présence de l’allergène et de forcer le système immunitaire à produire d’autres anticorps qui ne soient plus responsables de réactions allergiques et d’ainsi diminuer l’intensité de la réaction allergique.

Ce traitement de désensibilisation  a démontré une très bonne efficacité en cas d’allergie aux chats, aux acariens et au pollen. Chez les enfants, le traitement de désensibilisation peut réduire le risque d’asthme. Le traitement peut se présenter sous la forme de comprimé d’allergène à prendre impérativement au cabinet du médecin pour le premier comprimé. La période de désensibilisation est longue et peut malheureusement aboutir à un échec.

L'homéopathie contre les allergies

Attention : un traitement homéopathique peut être utile pour prévenir l’allergie et peut accompagner un traitement MAIS il ne doit pas se substituer au traitement classique surtout si les signes d’allergies sont graves (œdèmes, difficultés respiratoires…)

De la même manière, il convient pour tout traitement homéopathique de prendre un avis auprès d’un médecin homéopathe afin de déterminer le terrain de chacun pour obtenir une prescription adaptée des différentes souches et dilution homéopathiques.

  • - Pour le rhume des foins : Sabadilla 5CH, Poumon histamine 9CH et Pollens 9CH sont les 3 souches conseillées en granules.
  • - Pour les conjonctivites allergiques : une spécialité homéopathique existe en dosette, demandez conseil à votre pharmacien, associée aux souches Euphrasia 5CH et Allium cepa5CH en granules.
  • - Pour les poussées d’urticaire et les piqures d’insectes: Histaminum 9CH, Belladona 7CH, Urtica urens 7CH et Apis mellifica 9CH peuvent être utilisées.

 

Pour une désensibilisation par homéopathie, une préparation homéopathique appelée Pollens 15CH existe. Cette souche peut être prise en préventif à raison d’une dose par semaine pendant 1 mois et ensuite 1 dose par mois tant que dure l’exposition aux pollens. Cette préparation peut être associée à des granules de Poumon histamine 15CH tous les soirs pendant toute la durée de l’exposition aux pollens. Il est également possible de faire fabriquer par le laboratoire homéopathique des préparations de l’allergène spécifique incriminé dans les réactions allergiques sur prescription du médecin.

La phytothérapie contre les allergies

En phytothérapie quelques plantes sont connues pour leurs effets anti-allergiques en usage locale ou par voie orale. Ici encore, il convient vu la gravité des symptômes pouvant être due aux réactions allergiques de prendre obligatoirement un avis médical avant l’utilisation seule de ces plantes.

  • - Le plantain : c’est une plante anti-inflammatoire et anti allergique en utilisation externe pour soigner les dermatoses.
  • - Le bouillon blanc est également anti-inflammatoire et est un calmant pour les asthmatiques.
  • - Le desmodium qui est une plante à effet anti choc anaphylactique.

 

L'aromathérapie contre les allergies

Attention, la plupart des huiles essentielles sont réservées à l’adulte et sont déconseillées chez les femmes enceintes et allaitantes.

En aromathérapie, pour les allergies, il est possible d’utiliser :

  • - L’Huile Essentielle de Camomille qui est un anti histaminique puissant et un anti inflammatoire.
  • - L’Huile Essentielle de Lavande Aspic qui s’utilise diluée dans une huile végétale pour le soin de l’eczéma et de l’urticaire.
  • - L’Huile Essentielle d’Estragon en traitement de fond du terrain allergique.

 

         

 

Dans tous les cas, demandez conseil à votre pharmacienou votre médecin pour l’utilisation des plantes dans le traitement des symptômes de l’allergie.

Les manifestations allergiques peuvent être graves, aussi il convient lors de tout épisode pouvant faire penser à une sensibilisation à un allergène qu’il soit aérien, alimentaire, médicamenteux ou dû à un venin d’hyménoptère de consulter au plus vite son médecin.

 

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