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Grippe : comment l’éviter, comment la soigner ?

Sandrine Nail-Billaud, Docteur en pharmacie

L’hiver signe le retour de virus dont on se passerait bien et notamment les virus de la grippe. Les épidémies de grippe saisonnière surviennent généralement entre octobre et avril et se propagent très vite dans la population. Si la grippe se soigne bien chez les gens immunocompétents, elle peut être très dangereuse pour les personnes à haut risque que sont les personnes au système immunitaire affaibli comme les personnes âgées (la majorité des cas graves est retrouvée chez les plus de 65 ans), les gens souffrant de maladies chroniques ou encore les enfants en bas âge. Pourtant des solutions existent pour l’identifier, la soigner mais surtout pour l’éviter !

Etat grippal : soigner et éviter l'épidémie de grippe.

Sommaire


 

La grippe : qu’est-ce que c’est ?  

La grippe est une infection respiratoire d’origine virale. Ce sont 3 principaux types de virus qui en sont responsables : Virus Grippe A, Virus grippe B et Virus Grippe C. Ils appartiennent à la famille des Myxovirus inflenzae et pour les Virus du groupe A plusieurs sous-groupes existent : H1N1, H1N2, H2N2 et encore bien d’autres variantes). Ces virus s’attaquent au système respiratoire mais ils ont la particularité de muter et de changer de forme chaque année ce qui explique qu’il est possible de faire une nouvelle grippe chaque année. Seuls les virus du groupe A et B sont responsables des épidémies saisonnières et seuls les virus du groupe A peuvent provoquer des pandémies. En effet, les virus du groupe A circulent de façon permanente entre les différentes espèces animales et notamment chez les porcs, les chevaux et les oiseaux. Ce sont d’ailleurs les oiseaux qui sont probablement les hôtes originaux de ces virus car chez eux, le virus se multiplie dans leur tractus digestif et des quantités très importantes de virus sont alors éliminées dans les fientes des oiseaux. Alors que chez les porcs et les chevaux, le virus se multiplie au niveau respiratoire et provoque le même type de maladie que chez l’homme.

Pendant longtemps les scientifiques ont pensé que le porc ou le cheval étaient des intermédiaires obligatoires pour « faire passer » un virus aviaire vers l’homme mais depuis les années 2000, les nombreux cas de grippe aviaire qui sont apparus dans le monde ont pu montrer que les virus aviaires pouvaient directement provoquer des cas humains de grippe parfois très sévères.

Alors pourquoi ce virus de type A provoque–t-il de telles pandémies comme en 2009 ?

Tout simplement parce qu’une recombinaison entre un virus grippal issu de l’homme et un virus aviaire est possible chez le porc, provoquant ainsi une mutation du virus et donnant naissance à un nouveau virus : c’était le cas du H1N1-2009. On évoque bien sur la même origine pour la fameuse grippe espagnole de 1918 qui avait touchée 50% de la population mondiale et fait des millions de morts !

Les virus du groupe B touchent surtout les enfants et cette grippe, même si elle participe chaque année à l’épidémie de grippe hivernale, est en général assez bénigne.

Les cas de grippe dus aux virus du groupe C sont strictement humains, il n’y a pas de passage possible par une espèce animale et provoque donc des cas sporadiques par exemple dans des collectivités.

La grippe : comment la reconnaitre ?  

Les symptômes de la grippe sont d’apparition TRES brutale après généralement une incubation de 2 jours. Ils consistent en des éternuements, une toux sèche, des courbatures, des douleurs articulaires, des maux de tête (céphalées) et surtout une fièvre très élevée d’installation brutale. Une conjonctivite peut être associée ainsi que des signes digestifs comme une diarrhée ou des vomissements.

Une très grande fatigue accompagne ces symptômes et la fatigue que cette pathologie procure nécessite le plus souvent un arrêt de travail de plusieurs jours pour les personnes actives.

La fièvre peut être très importante aux environs de 39 à 40°C et elle peut être accompagnée de frissons et de douleurs musculaires comme des courbatures, empêchant de se mouvoir.

On parle d’un V grippal caractéristique : la température baisse transitoirement vers le 4ème jour puis remonte très haut entre le 5ème et le 6ème jour pour disparaitre ensuite.

La guérison est en général rapide (5 jours) dans les formes les plus simples et sans complications. La convalescence peut être longue de 10 à 15 jours avec une fatigue pouvant persister pendant 1 mois.

ATTENTION, la grippe est très contagieuse et elle se transmet la plupart du temps par un contact direct (embrassades, poignée de mains, transports publics,..). La contamination peut se faire par les microgouttelettes contaminées qui sont libérées dans l’air lorsque la personne tousse ou éternue. Le virus peut aussi se transmettre par la salive et comme le virus peut rapidement se retrouver sur les mains et le visage des personnes, il est conseillé de limiter les contacts au maximum avec une personne malade. La durée de survie du Virus de la grippe semblent être de 24 à 48h sur des surfaces dures (comme des pièces de monnaie), de 8 à 10 heures sur du tissu (vêtements, papier, mouchoirs) mais beaucoup moins longtemps, de l’ordre de 5 minutes sur les mains, Une personne infectée peut donc être contagieuse le jour précédant l’apparition des symptômes et peut transmettre le virus pendant 5 à 10 jours et prudence avec les enfants qui peuvent être contagieux pendant plus de 10 jours. Le périmètre autour d’une personne infectée serait de 2 mètres pour éviter la contagion. Ne pas oublier que la majorité des contaminations se fait par des projections respiratoires et donc porter un masque quand on est malade ou en prévention est un bon réflexe.

 

 

 

 

Comment faire la différence avec un rhume (rhinite) ?

La grippe a un caractère soudain avec la fièvre qui apparait presque immédiatement, accompagnée de douleurs et de difficultés à bouger à cause de fortes courbatures. Pour une rhinite, les symptômes sont moins violents avec souvent un mal de gorge, un nez qui coule avec un état fébrile pas toujours présent. Les maux de têtes sont aussi généralement absents en cas de rhinite et il n’y a pas de douleurs musculaires. La rhinite comme la grippe s’estompe au bout de 3 à 5 jours mais si les symptômes persistent, il est nécessaire de consulter.

Enfin, il existe des tests de dépistage rapide de la grippe qui permettent de déterminer si il s’agit bien d’une grippe mais aussi si elle est due à un virus de groupe A ou B.

La grippe : comment la soigner ?

 

Médicaments traditionnels et conseils

Le traitement principal est le repos complet au lit. Des antipyrétiques sont également prescrits pour faire baisser la température mais uniquement du paracétamol et surtout jamais d’aspirine ou d’ibuprofène. Il faut éviter l’aspirine car cette molécule peut provoquer un syndrome de REYE chez des enfants ou même des adultes qui ont la grippe ou la varicelle et ce syndrome de REYE est une maladie du système nerveux très grave et parfois mortelle. L’ibuprofène peut être utilisé mais avec prudence et uniquement sur indication médicale à cause des risque d’ulcères de l’estomac et de ses nombreuses contre-indications. Attention, l’élévation de la température du corps fait partie du processus normal de lutte contre une infection mais en cas de douleurs importantes ou de forte température, il convient bien sûr de prendre des antipyrétiques et de contacter son médecin. Un décongestionnant, un sirop pour la toux ou un produit pour le mal de gorge peuvent être associés

L’hydratation fait partie des traitements obligatoires en cas de grippe et il est donc conseillé de boire plus de 1,5 litres d’eau dans la journée, d’humidifier la pièce avec des réservoirs d’eau sur tous les radiateurs ou un humidificateur électrique et surtout d’aérer les pièces. La nuit, dormir la fenêtre légèrement entrouverte avec des draps chauds est fortement conseillé

Les traitements antiviraux contre la grippe

Il existe des médicaments antiviraux actifs sur la grippe et dont l’utilisation précoce, dès les premières 48 heures de la grippe, pour des personnes fragiles ou non, montre une réduction de la durée de la maladie et de la gravité des symptômes lorsque ceux-ci sont très importants. Ces médicaments peuvent être donnés pour prévenir la grippe durant une épidémie s’ils sont donnés uniquement en tout début d’épidémie. Ces médicaments sont de la famille des antineuraminidases (INA). Ces médicaments bloquent donc la neuraminidase qui est nécessaire au virus pour sortir des cellules qu’il contamine. Ainsi, en cas de prise d’antineuraminidase, le virus grippal reste prisonnier des cellules hôtes ce qui a pour effet de limiter l’infection ainsi que sa contagion.

Ces médicaments sont actifs sur les virus de la grippe de type A et B. Ces médicaments sont actifs uniquement que s’ils sont administrés très précocement dans les premières 48h de la maladie et sont obtenus uniquement sur ordonnance après consultation du médecin.

Une autre catégorie de médicaments antiviraux existe qui n’est actif que sur les virus du groupe A. En raison des mutations régulières des virus, il arrive que ces médicaments antiviraux ne soient pas efficaces d’où l’avis indispensable du médecin. Associer de la vitamine C à raison de 1 gramme par jour pour l’adulte est conseillé pour lutter contre l’infection virale.

 

              

 

 

 

Comment se soigner par l'homéopathie ?

L’homéopathie peut être une alliée précieuse dans le cadre de la grippe, aussi bien en curatif (associée aux traitements classiques) qu’en préventif (voir le chapitre comment prévenir la grippe).

En homéopathie, un certain nombre de souches sont indiquées. Attention, ces indications sont données à titre général et doivent faire l’objet d’une visite à un homéopathe pour l’analyse du terrain de l’individu afin de déterminer la souche adaptée ainsi que la posologie adéquate à chaque personne.

Comment se soigner par phytothérapie ?

La phytothérapie peut être aussi une bonne alternative et un bon complément aux médicaments classiques du traitement de la grippe.

Parmi les plantes qui permettent de faire baisser la température, on retrouve traditionnellement l’écorce de Quinquina rouge, le Saule blanc, la Reine des prés. Celles-ci peuvent être associées à d’autres plantes qui permettent d’évacuer la chaleur comme le Sureau noir et la Violette. Ces associations permettent de lutter contre les fortes températures observées pendant la grippe.

Enfin, l’Eucalyptus joue un rôle de plante antiseptique alors que le Curcuma aurait des effets plutôt de type antiviral. Enfin pour stimuler les défenses immunitaires ce sont des plantes immunostimulantes comme l’Echninacea qui est conseillée.

 

  

 

 

 

Comment se soigner par aromathérapie ?

ATTENTION: pas pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 6 ans. Dans tous les cas, demander conseil à son pharmacien avant l’utilisation des huiles essentielles.

Parmi les huiles essentielles qui ont des propriétés antivirales dues souvent à la présence conjointe d’eucalyptol et d’un alcool terpénique ou alors une très grande richesse en alcools terpéniques purs, il est possible de citer:

  • - l'huile essentielle de Ravintsara
  • - huile essentielle de Niaouli
  • - l'huile essentielle d'Eucalyptus radié
  • - l'huile essentielle de Cannelle
  • - ou encore l'huile essentielle de Laurier noble.

 

                         

 

 

Demander conseil à votre pharmacien pour les voies d’utilisation et la posologie de ces huiles essentielles.

La grippe : quelles sont les complications possibles ?

La grippe peut entrainer des complications plus ou moins sévères mais qui peuvent être parfois mortelles chez certaines personnes dites «fragilisées». Parmi ces personnes fragiles : on retrouve les enfants en bas âge, les personnes âgées, les femmes enceintes, les malades chroniques et notamment pour des pathologies respiratoires ou cardiaques et les personnes souffrant d’un déficit immunitaire.

Ces complications peuvent être une sinusite ou une bronchite qui peuvent apparaitre à l’issue de la grippe.

Des complications plus graves très sévères mais heureusement rares peuvent s’observer avec notamment des complications bactériennes telles que l’apparition environ une dizaine de jours après l’épisode grippal d’une pneumopathie, pneumonie, pleurésie ou encore une méningite.

La grippe peut aussi faire le lit de maladie sous-jacente et décompenser par exemple un asthme jusqu’alors bien maitrisé ou alors une broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO qui une forme grave de bronchite qui affecte le souffle et provoque des dommages irréversibles des poumons à évolution lente sur plusieurs années, souvent chez les fumeurs). Ces décompensations peuvent provoquer des symptômes très violents de détresse respiratoire pouvant entrainer la mort du patient.

Enfin, les virus de la grippe peuvent déclencher une réaction immunitaire incontrôlée appelée poumon grippal qui se manifeste par un syndrome de détresse respiratoire aigu et qui nécessite une hospitalisation au 4 ou 5ème jour de la grippe.

Chez les enfants, les complications retrouvées sont de type otites moyennes aigues. Ces otites peuvent être virales ou surinfectées par une ou des bactéries ce qui est le cas le plus fréquent.

Le syndrome de REYE qui est une maladie du système nerveux (stéatose hépatique et encéphalopathie) est une complication de la grippe devenue très rare depuis la contre-indication systématique de l’aspirine chez les enfants porteurs d’un syndrome grippal.

La grippe : comment l’éviter ?

Pendant longtemps, la croyance populaire pensait que la grippe était apportée par le froid d’où l’expression « prendre froid » qui sous-entendait que le froid réduisait la résistance du corps à la grippe et au rhume. Or rien ne prouve que le froid affaiblit le système immunitaire ou facilite l’entrée des virus dans l’organisme mais c’est plutôt car il fait froid que le confinement dans les maisons est plus important ce qui favorise la contamination.

Ainsi le premier réflexe est : Aération des pièces !

D’autre part, le fait que l’air froid soit plus sec en hiver facilite aussi la contagion car les muqueuses du nez s’assèchent et sont alors moins efficaces que lorsqu’elles sont humides pour empêcher l’entrée des microorganismes.

Ainsi le deuxième réflexe est: humidifier l’atmosphère des pièces à l’intérieur ou utiliser un spray hydratant pour les muqueuses nasales.

Autres réflexes très important : une personne atteinte de la grippe est très contagieuse alors sans aller jusqu’à l’isoler complètement, il convient de ne pas l’embrasser, de la toucher le moins possible et de ne pas utiliser ses objets personnels comme les brosses à dents, le linge de toilette ou encore les jouets d’enfants. Le mieux est de porter un masque de protection quand on a la grippe afin de limiter l’émission de microgouttelettes contaminantes pour l’entourage.

Fréquenter au minimum les lieux publics, les transports en communs et limiter la consommation de tabac.

Se laver les mains souvent en évitant de toucher ses yeux, sa bouche ou son nez qui sont des portes d’entrée. En l’absence de point d’eau, désinfecter les mains avec un gel hydro alcoolique sans rinçage. Et désinfecter les poignées de porte, les combinés de téléphone et tout objet pouvant être en contact avec un malade ou plusieurs personnes.

Renforcer son immunité est un autre réflexe majeur à développer puisque en hiver, presque toutes les personnes sont exposées au virus de la grippe mais seulement quelques personnes vont souffrir de la maladie. Cela peut dépendre de la réponse immunitaire de chacun et ce système immunitaire peut être renforcé :

  • - Une alimentation saine en diminuant sa consommation d’alcool, de sucre et de caféine.
  • - Dormir suffisamment pour ne pas affaiblir son organisme (7 heures par nuit pour un adulte).
  • - Faire de l’exercice régulièrement.
  • - Utilisation de probiotiques pour renforcer sa flore intestinale et aider à lutter contre les infections.

Cependant, le réflexe numéro 1 doit être : La Vaccination !

Pour fournir une protection maximale, le vaccin contre la grippe doit être fait avant l’hiver et il est administré par voie intra musculaire. La campagne de vaccination commence en général début octobre et les autorités médicales offrent la vaccination gratuite (prise en charge du vaccin) aux personnes qui sont les plus à risque de contracter la grippe ou d’avoir des complications graves :

  • - Les jeunes enfants de 6 à 23 mois
  • - Les personnes de 60 ans et plus
  • - Les personnes atteintes de certaines maladies chroniques
  • - Les travailleurs de la santé.

 

On pourra aussi conseiller cette vaccination à l’entourage familial de nourrissons de moins de 6 mois qui ont des facteurs de risque (prématuré, cardiopathie, pathologie pulmonaire ou encore déficit immunitaire congénital). La vaccination est également fortement recommandée pour les femmes enceintes car la vaccination chez la future maman confère une immunité passive au nourrisson pendant les 3 premiers mois de sa vie par transfert des anticorps maternels au fœtus pendant la grossesse. Après la naissance ces anticorps resteront protecteurs pendant 2 à 3 mois. Le réseau mondial de l’OMS pour la surveillance de la grippe établit chaque année la composition du vaccin car les modifications génétiques constantes des virus grippaux imposent d’ajuster chaque année la composition du virus pour y introduire les souches les plus récentes en circulation. En général le vaccin comprend une protection contre plusieurs types et souches de virus grippaux.

Le vaccin est efficace 15 jours après l’injection et son taux d’efficacité (variable en fonction de l’âge, du système immunitaire du patient mais aussi de sa similitude avec les virus circulants) est de 70 à 90%. La protection n’est que d’une durée que de 10 à 12 mois, il faut donc refaire le vaccin chaque année.

Une légère réaction locale peut être observée à l’injection du vaccin mais en aucun cas il ne peut provoquer la grippe puisque ces vaccins ne contiennent aucun virus vivant inactivé. Ce vaccin ne protège pas contre le rhume et autres rhinopharyngites de l’hiver non due aux virus de la grippe.

Un vaccin sans aiguille existe : par voie nasale ! Il est réalisé en milieu hospitalier car il s’agit d’un vaccin vivant atténué et son conditionnement n’est pas unitaire et donc pas adapté pour une délivrance au comptoir pour chaque patient.

La grippe : et après?  

Après un épisode grippal, l’organisme reste très fatigué et donc très sensible à de nouvelles infections. Afin de rebooster votre organisme et d’éviter tous les autres microorganismes de l’hiver qui vous guettent une alimentation très riche en vitamine C (au moins 500 mg par jour pendant 20 jours) est conseillée.

La consommation deprobiotiques ! Ce sont des compléments alimentaires qui contiennent des lactobacilles, ces bactéries bonnes pour la santé, qui renforcent la flore intestinale perturbée par les attaques du virus grippal.

Du magnésiumpour lutter contre la faiblesse musculaire et fatigue persistante : consommation de lentilles, germes de blé, pain complet.

En phytothérapie : misez sur le « miel de luxe » : la gelée royale qui est un véritable concentré d’oligo-éléments vitamines et acides aminés. Enfin, le sureau noir  car cette plante détoxique l’organisme, lutte contre les symptômes de l’état grippal et remet très vite sur pied.

Alors cet hiver, dites non à la grippe !

 

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